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Du côté de l’UNSA Territoriaux
- Appel à la mobilisation : pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industriele 7 octobre 2026 à 8h25
L’UNSA, la CFDT, la CGT, FO et la FSU ont décidé d’appeler ensemble à une journée nationale de grève et de manifestations le jeudi 5 novembre portant notamment sur les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie.Les travailleurs et les travailleuses vivent un déclassement inédit. Carburant, produits alimentaires, loyers, gaz, électricité… tout augmente sauf les salaires et les pensions. Notre pays est au bord de la récession et les plans de licenciements se multiplient dans l’industrie comme dans le commerce ou les services. Pourtant, le gouvernement dans son projet de budget aggrave encore la situation en s’attaquant notamment aux plus précaires et aux malades en gelant les prestations sociales et en réduisant le rôle protecteur de la sécurité sociale. Il baisse aussi les moyens de nos services publics et gèle le salaire des fonctionnaires pourtant en première ligne encore cet été pour sauver des vies et répondre aux besoins de la population face aux canicules et aux méga-feux. Face aux défis climatiques et technologiques qui nous attendent, une politique industrielle n’est plus une option : elle est une nécessité absolue qui fait pourtant toujours cruellement défaut. La mobilisation des lycéen·nes et des étudiant·es est légitime. Leur colère, leurs inquiétudes et leurs revendications doivent être entendues et prises en considération. Les jeunes doivent pouvoir grandir, apprendre, se former, construire leur avenir et dans des conditions dignes. Dans le respect de l’indépendance du mouvement lycéen, nos organisations partagent les revendications pour de meilleures conditions d’étude et davantage d’égalité. Nous soutenons le droit des lycéen·nes et des étudiant·es à se mobiliser, à manifester et à se réunir pacifiquement, librement et en sécurité. Après le succès de la journée de grève et de manifestation de la fonction publique du 29 septembre, les organisations syndicales appellent l’ensemble des salarié.e.s du public comme du privé, des jeunes et des retraité.e.s, à franchir une nouvelle étape : faire grève et manifester le jeudi 5 novembre prochain. Nous demandons : L’ouverture immédiate dans toutes les entreprises et dans toutes les branches de négociations pour augmenter les salaires et réaliser l’égalité salariale Femmes – Hommes L’augmentation des pensions des retraités, pour le régime de base comme pour les retraites complémentaires AGIRC ARRCO L’augmentation de la valeur du point d’indice des fonctionnaires et des mesures de revalorisation des carrières de la fonction publique L’augmentation du SMIC et de toutes les aides sociales (APL, allocations familiales, bourses étudiantes, RSA…) Une planification environnementale et industrielle pour relocaliser et décarboner notre industrie. Des moyens pour lutter contre le réchauffement climatique et adapter notre société : isoler les bâtiments, végétaliser les villes, développer les transports collectifs décarbonés L’augmentation des moyens de nos services publics pour préparer l’avenir, former les jeunes, soigner et accompagner nos aînés et faire face au dérèglement climatique Des mesures de justice fiscale pour taxer les patrimoines, les héritages et les dividendes, l’évaluation, le conditionnement et le redéploiement des 211 milliards d’aides publiques. Les organisations syndicales alertent solennellement gouvernement et patronat. La colère est immense. La situation du pays est fragile. Il faut sans attendre répondre aux urgences sociales et environnementales.
- Rendez-vous salarial : six points d’indice ne font pas une politique salarialele 5 octobre 2026 à 13h30
Lors du rendez-vous salarial du 2 octobre, le gouvernement a annoncé son intention de relever le minimum de traitement de l’indice majoré au 1er janvier 2027, accompagné de quelques points supplémentaires sur les premiers échelons. La mesure devrait réduire le recours à l’indemnité différentielle versée aujourd’hui à 862 000 agents dont le traitement indiciaire est inférieur au SMIC. Mais elle ne constitue pas pour autant une véritable augmentation salariale.Pour l’UNSA Territoriaux, corriger les premiers indices sans agir sur la valeur du point et l’ensemble des grilles ne répond pas au décrochage des rémunérations.• Pétition UNSA Fonction Publique : Dégelez et rattrapez le point d’indice Près de 30 euros d’indiciaire… mais pas 30 euros de salaire en plus Le gouvernement propose de faire passer le minimum de traitement de l’indice majoré 366 à l’indice 372 au 1er janvier 2027. À la valeur actuelle du point, six points représentent environ 29,50 euros brut par mois. Des points supplémentaires doivent également être ajoutés à certains premiers échelons afin de recréer un peu d’écart dans les bas de grille. Présentée ainsi, la mesure pourrait laisser penser que les agents concernés gagneront près de 30 euros supplémentaires. Ce ne sera pas nécessairement le cas pour ceux qui perçoivent déjà l’indemnité différentielle. Depuis le 1er juin, le SMIC mensuel brut est supérieur au minimum de traitement de la Fonction Publique. Une indemnité vient donc compléter la rémunération des agents concernés afin qu’elle atteigne le niveau du SMIC. 862 000 agents publics dépendent aujourd’hui de ce mécanisme. En relevant le minimum indiciaire, le gouvernement ne crée donc pas intégralement une rémunération nouvelle : une partie de ce qui est déjà versé sous forme d’indemnité différentielle sera désormais intégrée au traitement indiciaire. L’effet réel sur le montant perçu restera donc limité pour de nombreux agents. Le gouvernement estime qu’environ 400 000 agents pourraient sortir de l’indemnité différentielle grâce aux mesures annoncées. Ce chiffre reste toutefois dépendant du niveau du SMIC au 1er janvier 2027 et du contenu exact des futurs textes. Le passage d’une partie de l’indemnité différentielle vers le traitement indiciaire présente malgré tout un avantage pour la retraite. L’indemnité différentielle n’est pas prise en compte dans le calcul de la pension CNRACL, contrairement au traitement indiciaire. Pour les fonctionnaires territoriaux concernés, ces points supplémentaires pourront donc améliorer les droits à retraite. Pour les collectivités territoriales, cette évolution aura également un coût puisque cette nouvelle part de traitement sera soumise aux cotisations correspondantes, dans un contexte budgétaire déjà contraint. Sur le même sujet #1 / Le gouvernement corrige une conséquence, pas la cause Le chiffre de 862 000 agents résume à lui seul le problème : une part importante des agents publics a aujourd’hui besoin d’une indemnité pour que son traitement atteigne simplement le SMIC. Cette situation résulte notamment du tassement progressif des grilles et du gel prolongé de la valeur du point d’indice. En catégorie C, plusieurs échelons sont aujourd’hui rattrapés par le SMIC. Pour les agents concernés, un changement d’échelon peut même ne produire aucun gain de traitement, puisque la hausse de l’indice est compensée par une diminution de l’indemnité différentielle. Ajouter quelques points sur les premiers indices permet de repousser temporairement le problème. Cela ne reconstruit pas les grilles et cela ne redonne pas de valeur à la progression professionnelle. Sans mesure générale, une nouvelle hausse du SMIC risque de rattraper à nouveau les indices les plus bas. L’UNSA Territoriaux ne conteste donc pas l’intérêt d’intégrer davantage de rémunération dans l’indiciaire. Mais elle refuse que quelques points distribués ici ou là tiennent lieu de réponse salariale. Avec le gel du point d’indice annoncé pour 2027, les agents ne bénéficieront toujours d’aucune revalorisation générale de leur traitement. L’UNSA Territoriaux revendique une hausse de la valeur du point d’indice et une véritable reconstruction des grilles, avec des écarts significatifs entre les échelons et les grades afin que l’ancienneté, les qualifications et les responsabilités retrouvent une traduction réelle sur la fiche de paie. Après avoir laissé plus de 860 000 agents être rattrapés par le SMIC, quelques points d’indice ne suffiront pas. Ce sont les rémunérations et les carrières dans leur ensemble qu’il faut maintenant revaloriser.
- Blocages de lycées et violences : les agents territoriaux en première lignele 1 octobre 2026 à 15h30
Blocages d’établissements, incendies, dégradations du mobilier urbain et des équipements publics… Plusieurs mobilisations lycéennes ont donné lieu à des incidents importants. Pour l’UNSA Territoriaux, le droit de manifester et d’exprimer des revendications doit être respecté mais rien ne justifie la mise en danger des personnels, ni la destruction de biens publics qui appartiennent à tous.Des agents territoriaux directement exposés À Nantes, le hall du lycée Nelson-Mandela a notamment été détruit par un incendie présenté comme « volontaire » par la direction de l’établissement. D’autres dégradations et incidents ont été signalés autour de plusieurs établissements. Derrière ces événements, les agents des collectivités territoriales sont souvent parmi les premiers à en subir les conséquences ou à devoir intervenir. Dans les lycées, les agents régionaux chargés de l’accueil, de l’entretien, de la restauration ou de la maintenance travaillent au cœur même des établissements concernés. Leur sécurité doit être garantie et aucune reprise d’activité ne peut se faire dans des locaux présentant un danger. Mais ils ne sont pas les seuls. Sapeurs-pompiers, policiers municipaux, agents de la voirie, de la propreté urbaine, des déchets et des services techniques peuvent également être mobilisés pour sécuriser, éteindre les incendies, nettoyer, réparer et remettre en état l’espace public. Ces agents assurent leurs missions au service de la population. Ils n’ont pas à être exposés à des violences ou à subir les conséquences de dégradations dont ils ne sont pas responsables. Manifester, oui. Détruire le service public, non. L’UNSA Territoriaux défend le droit de manifester, de se mobiliser et d’exprimer des revendications, notamment lorsqu’elles concernent les moyens accordés à l’éducation ou les conditions d’apprentissage. Mais lorsque des établissements, des véhicules, du mobilier urbain ou d’autres équipements publics sont incendiés ou dégradés, une limite est franchie. La contestation a toute sa place lorsqu’elle s’exerce dans un cadre démocratique et républicain. Les violences et la destruction gratuite de biens publics n’en font pas partie. Détruire un équipement collectif, c’est aussi mobiliser ensuite des agents et des moyens financiers qui auraient dû être consacrés à d’autres missions de service public.L’UNSA Territoriaux appelle désormais le gouvernement à entendre les revendications exprimées : celles des lycéens pour de meilleures conditions d’études comme celles des agents publics pour de meilleures conditions de travail. Une réponse est nécessaire pour apaiser la situation et renouer avec le dialogue. La sécurité des agents doit rester une priorité L’UNSA Territoriaux apporte son soutien à l’ensemble des agents territoriaux mobilisés sur le terrain, qu’ils travaillent dans les établissements scolaires, les services d’incendie et de secours, les polices municipales ou les services techniques des collectivités. Les employeurs publics doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir leur sécurité et adapter l’organisation du travail dès que les conditions d’intervention présentent un risque. Après les incidents, ce sont encore les agents territoriaux qui sécurisent, nettoient, réparent et permettent au service public de continuer à fonctionner. C’est à eux que l’UNSA Territoriaux apporte aujourd’hui tout son soutien.




