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Du côté de l’UNSA Territoriaux

  • Accords nationaux : le Bureau de l’UNSA Fonction Publique a tranché !
    le 19 octobre 2026 à 8h00

    Sur les deux projets d’accord soumis à la signature des organisations syndicales par le gouvernement, le Bureau national de l’UNSA Fonction Publique a tranché : seul celui relatif à l’encadrement de l’intelligence artificielle a reçu un avis favorable. Celui portant sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes n’a pas été approuvé car jugé très insuffisant.L’UNSA Fonction Publique ne bradera pas l’égalité professionnelle   L’UNSA Fonction Publique a dénoncé le non-respect des objectifs de l’accord de méthode dès le mois de juillet en espérant un sursaut ministériel. Le constat est accablant : venant après les accords de 2013 et 2018, ce texte manque cruellement d’ambition. Si quelques avancées ciblées existent sur la protection contre les violences (VSST, VIF) ou la santé des femmes (dont l’évaluation différenciée), aucune revalorisation salariale des filières les plus féminisées n’a pu être négociée. Le gouvernement refuse le principe « à travail de valeur égale, salaire égal », ainsi que des dispositions contraignantes, des contrôles et des sanctions contre les employeurs.   En parallèle, le gouvernement a multiplié les mesures pénalisant les femmes : recul sur les autorisations spéciales d’absence (ASA), contraintes sur le temps partiel thérapeutique (TPT), coupes dans l’action sociale de l’État et transposition au rabais de la directive sur la transparence salariale. Il ne s’engage toujours pas dans la transposition de la directive sur la lutte contre les violences faites aux femmes.   Face à ces faibles avancées d’une part et à ces renoncements et reculs d’autre part, le Bureau national de l’UNSA Fonction Publique a décidé de ne pas signer ce projet d’accord.   L’UNSA Fonction Publique est pour l’encadrement de l’IA   Le second porte sur le déploiement de l’intelligence artificielle dans toute la fonction publique. Alors qu’il n’existe pas de cadre, que l’intelligence artificielle est déployée sans aucun dialogue social et sans règles, en dépit des obligations inscrites dans le RGPD et l’IA Act, l’UNSA Fonction Publique a obtenu l’ouverture d’une négociation. Elle aboutit à un accord qui, s’il est signé de façon majoritaire, deviendra contraignant.   Cet accord rappelle que l’humain doit rester au centre des dispositifs et que l’IA doit être un outil au service de la Fonction publique et des agents. Il engage à trouver des solutions souveraines et sécurisées. La mise en place d’un système d’IA doit être réversible.   L’accord permet de rendre obligatoire le dialogue social à toutes les étapes du déploiement d’un système d’intelligence artificielle, avec des études d’impact, l’obligation de mettre en œuvre des formations pour les agents, le respect de leurs droits. L’UNSA Fonction Publique a également obtenu un chapitre sur les conditions de travail, de santé et de sécurité.   Le Bureau national de l’UNSA Fonction Publique a décidé de signer le projet d’accord sur l’IA.   L’UNSA Fonction Publique défend l’ensemble des agents publics des trois versants : pour qu’elle le signe, un accord doit apporter des avancées concrètes, garantir une véritable égalité des droits et améliorer leurs conditions de travail.

  • Vie chère dans les DROM : défendre le pouvoir de vivre
    le 14 octobre 2026 à 8h00

    Alimentation, logement, énergie, transports, télécommunications, santé : dans les territoires ultramarins, les dépenses contraintes pèsent lourdement sur le quotidien. Pour l’UNSA Territoriaux, la vie chère n’est pas une fatalité. Elle impose d’agir à la fois sur les rémunérations, les prix, l’emploi et les services publics pour permettre aux agents de vivre dignement de leur travail.Des prix plus élevés, des revenus plus faibles Éloignement, insularité, dépendance aux importations, faiblesse des revenus ou concentration économique : les causes de la vie chère sont multiples et diffèrent selon les territoires. Elles nécessitent donc des réponses durables et adaptées aux réalités locales. Par exemple, à La Réunion les chiffres donnent une mesure du problème : les prix sont en moyenne 9 % plus élevés qu’au niveau national, avec un écart qui atteint 37 % pour l’alimentation, tandis que le revenu médian par unité de consommation est inférieur de 27 %. Ces écarts touchent particulièrement les agents aux rémunérations les plus faibles, les familles monoparentales, les jeunes agents et les contractuels. Ils se traduisent aussi par des difficultés croissantes pour se loger, se déplacer ou faire face aux dépenses du quotidien. Pour les collectivités, les conséquences sont également concrètes : difficultés de recrutement et de fidélisation, carrières et mobilités fragilisées, inégalités entre agents et perte d’attractivité des emplois territoriaux.   Les dispositifs de vie chère ne sont pas des privilèges Les majorations et indemnités spécifiques aux territoires ultramarins répondent à des contraintes réelles. Elles ne constituent pas un avantage de confort : elles compensent seulement une partie des écarts de coût de la vie. Pour l’UNSA Territoriaux, ces dispositifs doivent être maintenus, sécurisés et améliorés, sans mécanisme de dégressivité défavorable. Leur prise en compte dans les droits sociaux et la retraite doit également progresser. Mais compenser ne suffit pas. La question posée est celle du pouvoir de vivre : pouvoir se nourrir correctement, se loger, se déplacer, élever ses enfants et exercer son métier dans de bonnes conditions.   Huit revendications pour agir durablement L’UNSA Territoriaux porte huit priorités pour lutter contre la vie chère et redonner des perspectives aux agents ultramarins : revaloriser durablement les rémunérations, avec une action sur le point d’indice, les bas de grille, les carrières et les régimes indemnitaires ; maintenir et améliorer les dispositifs de vie chère dans tous les territoires ; renforcer l’action sociale, notamment pour le logement, la restauration, les transports, la protection sociale complémentaire, la garde d’enfants et les aides d’urgence ; imposer davantage de transparence sur les prix, les marges, le fret, l’octroi de mer et les situations de monopole, avec un contrôle renforcé des secteurs essentiels ; soutenir la production locale et les circuits courts, en utilisant notamment la commande publique comme levier d’emploi et de réduction de la dépendance aux importations ; renforcer le dialogue social territorial entre l’État, les collectivités, les syndicats, les acteurs économiques et les représentants de la population ; construire un plan pérenne pour l’emploi, avec la fin des CDD à répétition, la transformation des emplois précaires en postes permanents et la résorption de la sous-traitance abusive ; garantir aux contractuels une rémunération juste, avec des grilles et minima adaptés, la majoration outre-mer ainsi que l’accès aux dispositifs de vie chère, d’action sociale et de formation. L’analyse de l’UNSA Territoriaux fait ressortir trois priorités : agir sur les prix, augmenter les revenus du travail et développer l’emploi local pérenne. L’UNSA demande également que les collectivités soient pleinement associées aux politiques de lutte contre la vie chère et que leur efficacité soit suivie à partir d’indicateurs concrets sur les rémunérations, le logement, les déplacements, l’emploi ou encore la qualité du service public. Pour l’UNSA Territoriaux, combattre la vie chère dans les DROM, c’est défendre bien davantage que le pouvoir d’achat. C’est garantir le pouvoir de vivre et construire une fonction publique territoriale ultramarine reconnue, attractive et respectée.

  • Appel à la mobilisation : pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie
    le 7 octobre 2026 à 8h25

    L’UNSA, la CFDT, la CGT, FO et la FSU ont décidé d’appeler ensemble à une journée nationale de grève et de manifestations le jeudi 5 novembre portant notamment sur les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie.Les travailleurs et les travailleuses vivent un déclassement inédit. Carburant, produits alimentaires, loyers, gaz, électricité… tout augmente sauf les salaires et les pensions. Notre pays est au bord de la récession et les plans de licenciements se multiplient dans l’industrie comme dans le commerce ou les services.   Pourtant, le gouvernement dans son projet de budget aggrave encore la situation en s’attaquant notamment aux plus précaires et aux malades en gelant les prestations sociales et en réduisant le rôle protecteur de la sécurité sociale. Il baisse aussi les moyens de nos services publics et gèle le salaire des fonctionnaires pourtant en première ligne encore cet été pour sauver des vies et répondre aux besoins de la population face aux canicules et aux méga-feux. Face aux défis climatiques et technologiques qui nous attendent, une politique industrielle n’est plus une option : elle est une nécessité absolue qui fait pourtant toujours cruellement défaut.   La mobilisation des lycéen·nes et des étudiant·es est légitime. Leur colère, leurs inquiétudes et leurs revendications doivent être entendues et prises en considération. Les jeunes doivent pouvoir grandir, apprendre, se former, construire leur avenir et dans des conditions dignes. Dans le respect de l’indépendance du mouvement lycéen, nos organisations partagent les revendications pour de meilleures conditions d’étude et davantage d’égalité. Nous soutenons le droit des lycéen·nes et des étudiant·es à se mobiliser, à manifester et à se réunir pacifiquement, librement et en sécurité.   Après le succès de la journée de grève et de manifestation de la fonction publique du 29 septembre, les organisations syndicales appellent l’ensemble des salarié.e.s du public comme du privé, des jeunes et des retraité.e.s, à franchir une nouvelle étape : faire grève et manifester le jeudi 5 novembre prochain.   Nous demandons : L’ouverture immédiate dans toutes les entreprises et dans toutes les branches de négociations pour augmenter les salaires et réaliser l’égalité salariale Femmes – Hommes L’augmentation des pensions des retraités, pour le régime de base comme pour les retraites complémentaires AGIRC ARRCO L’augmentation de la valeur du point d’indice des fonctionnaires et des mesures de revalorisation des carrières de la fonction publique L’augmentation du SMIC et de toutes les aides sociales (APL, allocations familiales, bourses étudiantes, RSA…) Une planification environnementale et industrielle pour relocaliser et décarboner notre industrie. Des moyens pour lutter contre le réchauffement climatique et adapter notre société : isoler les bâtiments, végétaliser les villes, développer les transports collectifs décarbonés L’augmentation des moyens de nos services publics pour préparer l’avenir, former les jeunes, soigner et accompagner nos aînés et faire face au dérèglement climatique Des mesures de justice fiscale pour taxer les patrimoines, les héritages et les dividendes, l’évaluation, le conditionnement et le redéploiement des 211 milliards d’aides publiques. Les organisations syndicales alertent solennellement gouvernement et patronat. La colère est immense. La situation du pays est fragile. Il faut sans attendre répondre aux urgences sociales et environnementales.

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